Trois zones sur Mars nommées Tassili n’Ajjer, Ghoufi et Djurdjura en hommage aux parcs nationaux Algériens sous proposition de M. Noureddine Melikechi, physicien et membre de la mission martienne à la NASA.

Cette décision a été annoncée en décembre 2024, après un processus entamé en 2021 lors de l’atterrissage du rover Persévérance sur une zone encore inexplorée de la planète rouge. Pour rappel, l’objectif de cette mission est la collecte d’échantillons de roche et de régolithe et  la recherche de signes de vie microbienne ancienne, ce qui fera avancer la quête de la NASA pour explorer l’habitabilité passée de Mars.

La zone martienne a été divisée en quadrants à nommer avant étude, et, parmi les propositions soumises, ce sont les noms des trois parcs algériens qui ont été retenus

Ce choix a été fait en raison de la similitude des paysages martiens avec ceux du Tassili N’ajjer reconnu mondialement comme un véritable musée à ciel ouvert avec ses nombreuses peintures et gravures rupestres datées d’au moins 12 000 ans qui représentent « des animaux, mais aussi des personnages qui semblent venir d’ailleurs » selon Noureddine Melikechi qui ajoute « Chaque fois que je vois des photos de Mars, cela me rappelle le Tassili, et maintenant, quand je vois le Tassili, ça me rappelle Mars ».  

Quant au Ghoufi, avec son Canyon de près de 4km de long traversé par le fleuve Ighzir Amellal (Abiod),  et ses maisons troglodytes perchées sur son flanc, il a inspiré à M. Melikechi ces mots « Ghoufi vous donne l’impression que la vie peut être dure, mais qu’on peut y arriver». Il ajoute également que le troisième site, la chaîne montagneuse du Djurdjura, « rappelle la richesse des habitats naturels », bien que ce massif de l’Atlas tellien de 110 km de long soit celui qui ressemble le moins à Mars. Cet hommage à l’Algérie et ses trésors naturels est également une occasion pour le physicien algérien de rappeler l’importance de les préserver :

« Notre planète est fragile et c’est un signal lancé au monde pour prendre soin de nos parcs nationaux, qu’ils se trouvent en Algérie ou ailleurs »,

il ajoute également « Ces lieux sont des trésors dont nous, humains, avons hérité. Il faut absolument les préserver»